Bouc (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle, buc. Probablement du gaulois * bucco.
1. Le mâle de la chèvre. Les cornes, la toison, la barbe d'un . Puant comme un . Le béguète. . Dans l'Ancien Testament. Bouc émissaire, que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé de tous les péchés d'Israël. Fig. et fam. Personne que l'on tient indûment pour responsable de toutes les fautes, de tous les maux. Il a été pris comme émissaire. Dans l'Évangile. Au jour du Jugement, Jésus-Christ séparera les agneaux et les brebis d'avec les s, les bons d'avec les méchants, les élus d'avec les réprouvés.
2. Par anal. Barbe de et, ellipt., bouc, barbe étroite et taillée en pointe qu'on ne laisse pousser qu'au menton.
3. Barbe-de-bouc, voir .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

(On prononce le C.) Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. "Bouc puant. Une peau de . Les cornes d'un . La barbe d'un ."
Fig. et fam., "Barbe de " se dit de la Barbe d'un homme lorsqu'il n'en a que sous le menton.
En termes de Botanique, "Barbe-de-bouc" se dit du Salsifis sauvage.
En termes d'Ancien Testament, "Bouc émissaire," Bouc que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions qu'on voulait détourner de dessus le peuple. Il s'emploie, figurément et familièrement, en parlant d'une Personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres. "Ils l'ont pris pour leur émissaire."
En termes de Nouveau Testament, "Au jour du Jugement," JÉSUS-CHRIST "séparera les agneaux, les brebis d'avec les s," Il séparera les bons d'avec les méchants, les élus d'avec les réprouvés.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Mâle de la chèvre, qui répand une odeur très forte et très désagréable. Puer comme un .
RAC.: « Ai-je besoin du sang des s et des génisses ? »
    Fig. Homme très désagréable ou qu'on doit fuir.
PIRON: « Que fait le en si joli bercail ? »
    Fig. Barbe de , barbe qu'un homme porte seulement sous le menton.

 2   Dans le Lévitique, émissaire, que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions que l'on voulait détourner de dessus le peuple.
    Figurément, homme sur lequel on fait retomber les torts des autres.

 3   Terme de l'Écriture. Réprouvé.
MASS.: « Pour faire le terrible discernement des s et des brebis »
BOILEAU: « À moi, réprouvé, infâme, Va brûler, dira-t-il »
BOILEAU: « Quand Dieu viendra juger les vivants et les morts, Et des humbles agneaux, objets de sa tendresse, Séparera des s la troupe pécheresse »
BOSSUET: « Voilà l'agneau devenu tout à coup ce d'abomination »

 4   Outre remplie de vin ou d'huile. Un d'huile.

 5   Poulie garnie de cornes de fer pour faire monter une chaîne.
    Grande roue à eau dans une forge.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Liv. des mét. 287: Quant uns bouz passe par PetitPont
ALEBRANT: « La chievre est plus saine du ; et se li bouz est de grant eage.... »
    XVIème siècle
CARL.: « Ils vindrent de q-estourdy trouver M. le connestable dedans ses tranchées, sans demander ny prandre hostaiges »
CARL.: « Il s'y est allé jetter de bout estourdy, sans mon commandement ny pouvoir, pour y estre obey »

ÉTYMOLOGIE
    Wallon, bo, boc ; bourguig. bô ; provenç. boc ; aragonais, boque ; du celtique : gaél. boc, buic ; bas-bret. buch ; cornw. byk et h ; irland. boc ; il y a bien Bock dans l'allemand ; mais les étymologistes pensent qu'il y est venu des langues romanes. Dans l'ancien français, au nominatif singulier, li bous, au régime, le .

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE BOUC. Ajoutez :

 6   Nom, en Saintonge, de la crevette ou crangon commun.
DE QUATREFAGES: « Un petit crustacé connu des naturalistes sous le nom de crangon commun, sous celui de cardon, de crevette sur nos côtes du nord-ouest, et qui porte en Saintonge le nom de ; ce crustacé, moins gros que la chevrette ou bouquet qui figure à l'étalage de Chevet et de ses confrères, n'en est pas moins très bon à manger »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


(On prononce le C.) Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. "Bouc puant. Une peau de . Les cornes d'un . La barbe d'un ."
Fig. et fam., "Barbe de ," se dit de La barbe d'un homme, lorsqu'il n'en a que sous le menton. "Il a une barbe de , une vraie barbe de ."
En Botan., "Barbe-de-bouc," Le salsifis sauvage.
Dans le Lévitique, "Bouc émissaire," Bouc que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions qu'on voulait détourner de dessus le peuple. Cette expression s'emploie figurément et familièrement, en parlant d'Un homme sur lequel on fait retomber les torts des autres. "Ils l'ont pris pour leur émissaire."
Dans l'Évangile, "Au jour du jugement," JÉSUS-CHRIST "séparera les agneaux, les brebis d'avec les s," Il séparera les bons d'avec les méchants, les élus d'avec les réprouvés.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, par extension, d'Une peau de pleine de vin ou d'huile. "Un d'huile. Un de vin."



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. "Bouc puant. Une peau de . Les cornes d'un . La barbe d'un ."
Parmi les anciens Juifs, on appeloit "Bouc Émissaire," Celui des deux s sur lequel le sort tomboit pour être envoyé au désert, après avoir été chargé des iniquités du peuple. L'Écriture dit, qu'"Au jour du Jugement, JESUS-CHRIST séparera les agneaux d'avec les s," pour dire, qu'Il séparera les bons d'avec les méchans, les Élus d'avec les Réprouvés.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi en terme de Commerce, d'Une peau de pleine de vin ou d'huile. "Un d'huile. Un de vin."
On appelle "Barbe de ," La barbe d'un homme, lorsqu'il n'en a que sous le menton. "Il a une barbe de . Une vraie barbe de ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

[On pron. le "c": "Bouk", monosyllabe.] Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. = On apèle "bouc", en style "proverbial", celui qui n' a de la barbe qu'au menton, "ou" celui qui est puant, ou lascif, "puant comme un "; c'est "un ".



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Espece de beste à cornes, qui est le masle de la chevre. "Bouc puant. une peau de ".
"Bouc emissaire". En terme de l'Escriture, estoit le tiré au sort, & que l'on envoyoit au desert comme reprouvé.
"Bouc", signifie aussi, La peau du où l'on met du vin ou de l'huile. "Un d'huile. un de vin".
On appelle, "Barbe de ," La barbe d'un homme lors qu'il n'en a que sous le menton. "Il a une barbe, une vraye barbe de ," Et on appelle aussi, "Barbe de ," Ceux qui ont la barbe de cette sorte.




Emplacement dans le dictionnaire :

botteleur
botteleuse
botteloir
botter
botterie
bottier
bottin
bottine
boubouler

boucage
boucan
boucanage
boucaner
boucanier
boucanière
boucaut
bouchage
boucharde
bouchari
bouche




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...poutrelle, notre chevalet, notre poulain correspondent à equleus et le chevalet est (...) en grec moderne ; horse en anglais veut dire cheval et chevalet ; les allemands et les danois disent un bouc (boeck, buk), les flamands et les hollandais, un âne (ezel), ce qui correspond à notre bourriquet ; le portugais a potro au sens de poulain et de chevalet. Chevalet se retrouve naturellement en...


Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...est le nom allemand de la chèvre mécanique que les anglais confondent avec la grue (crane) ; chèvre revient en espagnol, cabria, et en portugais, cabrite. le chevron se dit en polonais koziel, bouc. Beaucoup de ces mots ont également servi à former des dérivés dont le sens, tout métaphorique, est identique en beaucoup de langues. Un animal qui a échappé à la métamorphose en machine, le singe,...


Citation n°3 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...du foyer, chiennet ; le portugais dit caes da chamine, les chiens de la cheminée ; le provençal, cafuec, et l'anglais, fire-dog, le chien du feu ; l'allemand, feuerbock, et le danois, ildbuk, le bouc du feu ; l'espagnol, morillo, le petit maure du feu, et l'idée est bien espagnole, de faire rôtir éternellement l'ennemi national ; mais il est probable que la métaphore n'est plus comprise, pas...


Citation n°4 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...comme pour brochet, mais le procédé est connu, logique, et très ancien, puisqu'en sanscrit le lion est proprement le chevelu et l'éléphant le dentu. l'hébreu est plein de noms analogues : le bouc est le poilu ; l'ours, le barbu ; le loup, le jaunet ; l'hyène, la bringée. cependant lucius a vécu dans merluche (brochet de mer), expression qui, avec des mots de sens identiques, se retrouve dans...


Citation n°5 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)

...à son bras quatre camées romains unis par des maillons d'or, représentaient la course d'un char à trois chevaux, une jeune fille élevant la coupe près d'une petite colonne, un homme à jambes de bouc qui versait d'une corne dans une autre une courbe de liquide, une danseuse croisant ses pieds pointus, et entourée par le vol de son écharpe. Ces personnages, taillés sur champ d'agathe pourpre,...


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